lundi 26 octobre 2020

Mort pour la France ou simplement en France ?

On trouve 2 citations dans le réseau. Une qui indique qu'il est mort pour la France et l'autre qui indique le contraire.

Mort pour la France de la Première Guerre mondiale HOUHOU Jules Charles Martin Nom : HOUHOU Prénom : Jules Charles Martin Pays de naissance : Indéterminé Grade : sous-lieutenant Unité/Régiment : 33e régiment d'infanterie (33e RI) Date de décès : 18-09-1914 Lieu de décès : Bétheny Département de décès : 51 - Marne Pays de décès : France Transcription établissement pays : Lien : Voir sur mémoire des hommes






mardi 8 août 2017

Ahmed Redha Houhou



Rendons à César ce qui appartient à César. Porter le nom Houhou et ne pas parler de l'illustre écrivain, journaliste, romancier Ahmed Redha Houhou serait comme un sacrilège à la grande famille Houhou.


Si on devait citer une personne qui a su faire le plus honneur au nom que je porte, c'est bien lui.


Il nous a quittés très jeune, mort en martyr lors de la guerre de libération algérienne mais dans nos esprits, il est toujours vivant grâce à ses nombreux ouvrages. Quand j'avais commencé ce blog, je ne l'avais nullement oublié.


Je lui avais consacré un groupe facebook que voici où vous pouvez vous y inscrire et l'alimenter en informations diverses mais pour aider mes lecteurs à découvrir l'Homme qu'il était, je reprends ici quelques éléments de sa biographie qui s'enrichiront de vos commentaires que j'espère nombreux.






Père du roman algérien en langue arabe et dramaturge engagé dans le combat pour l’émancipation de sa société et la liberté de son peuple, Ahmed Redha Houhou est assassiné le 29 mars 1956.






Ahmed Redha Houhou est né le 15 décembre 1910 à Sidi Okba (Biskra), dans une famille aisée de lettrés. Il va à l’école coranique à 4 ou 5 ans avant de fréquenter l’école française. Après le Certificat d’études, il entame ses études secondaires à Skikda, mais n’accède pas au lycée et s’oriente vers la vie active comme garçon de télégramme à la poste de Sidi Okba. En parallèle, il active au sein de l’association culturelle d’Al Okbi où il participe au montage de pièces théâtrales.

Il a à peine 19 ans lorsque Ahmed Redha Houhou se marie. Et en 1934, suite à un conflit entre son père, chef de la djemâa de Sidi Okba et l’agha qui contrôle la région, toute la famille émigre et s’installe à Médine, au Hidjaz. Le jeune homme décide de reprendre ses études et s’inscrit dans un institut de sciences religieuses où il obtient les diplômes nécessaires pour y exercer les fonctions d’enseignant.

En parallèle, il commence à écrire des articles, des essais sur les littératures arabes et françaises et plusieurs nouvelles, renouvelant ainsi le genre narratif arabe. Il écrit entre autre pour la revue cairote « Rabita al Arabiyya » et pour la revue médinoise « Al Manhal » (La source) pour laquelle il assure la traduction du français à l’arabe de nombreux textes littéraires.

En Arabie saoudite, sa popularité fut telle qu’on le surnomma rapidement « le pionnier du récit en Arabie. »

En janvier 1946, alors que ces parents sont décédés et que les massacres du 8 mai sont encore frais, il rentre au pays et s’installe à Constantine. A cette époque, il contribue à la rédaction d’Al Baçaïr, la revue de l’Association des oulémas dont il fut un membre actif.

En 1947, il est directeur d’une école primaire d’éducation religieuse, lorsqu’il s’illustre en sortant le premier roman algérien en langue arabe, « Ghadda Oum Al Qora » (Nymphe, la mère des villages).

En 1949, Ahmed Redha Houhou est censeur de l’Institut Ben Ali et participe, à Paris, au Congrès mondial pour la paix. Il profite de l’occasion pour visiter quelques pays européens, dont l’Italie et l’Union Soviétique.

Il met sur pied une troupe de théâtre et de musique, Al Mazhar El Qacentini, pour laquelle il écrit et monte de nombreuses pièces qui auront un franc succès, notamment des adaptations de grands classiques occidentales en arabe classique ou usuel.

En parallèle, il continue à écrire des articles, notamment pour l’hebdomadaire Achou’la (Le Flambeau). Sur le modèle de Tawfiq al-Hakim, il se livrait à une critique de la société algérienne, la politique, la religion et le statut de la femme.

En 1955, parait à Tunis son recueil de nouvelles « Namadidj bacharia », (prototypes humains). Il y est question de souvenirs et d’observations personnelles sur le comportement des gens dans les pays qu’il a visité.

Les spécialistes estiment que l’œuvre d’Ahmed Redha Houhou constitue un tournant dans la littérature algérienne de langue arabe. Instruit par les enseignements de la Nahda, Redha Houhou comprendra qu’une littérature s’échappant du réel ne pouvait être en fin de compte qu’une littérature suicidaire.

Arrêté et torturé une première fois au début de 1956 par les militaires français, pour « écrits subversifs », il le sera une seconde fois dans des circonstances très particulières.

En effet, le 29 mars 1956, « une répression sans précédent s’abat sur la ville de Constantine à la suite de l’élimination par des éléments du FLN du commissaire de la ville, un personnage connu particulièrement par une agressivité et une animosité à l’égard de la population musulmane frôlant la névrose. Les constantinois vont subir durant plusieurs jours la furie des autorités coloniales », écrit Boudjadi Allaoua dans Djoussouriat. « Rafles, arrestations, tortures et exécutions sommaires vont être le lot des habitants de la ville du rocher lors de ces longues journées noires. Ahmed Redha Houhou, journaliste et homme de lettres très connu, se trouvait parmi les personnes arrêtées. Les forces de la répression sont allées le sortir de chez lui. Un acte prémédité. Redha Houhou figurait en effet sur le fichier de la police coloniale pour avoir été arrêté une première fois ». l’auteur poursuit encore « Emprisonné à El Koudia dans un premier temps, il sera transféré au camp militaire de Djebel El Wahch où sa trace sera perdue. A l’indépendance, huit corps sont découverts dans une fosse commune à Oued H’mimine, parmi lesquels on a reconnu les restes de Redha Houhou. Son identification a été rendue possible grâce aux grosses lunettes qu’il portait de son vivant et qui lui donnaient une allure qui lui était typique. Ses cendres reposent au cimetière des martyrs d’El Khroub. »

Les récits sur les circonstances de sa mort différent selon les sources. Ahmed Redha Houhou a été torturé à mort ou fusillé sans autre forme de procès. Jean Déjeux, dans son ouvrage « La littérature algérienne contemporaine » (Presses universitaires de France, 1975), son assassinat était l’acte de l’organisation La Main rouge qui activait à cette période dans l’Afrique du Nord et en France et qu’on soupçonne d’être tout simplement liée aux services secrets français.

Synthèse Khadija T. http://www.babzman.com/cela-sest-passe-un-29-mars-1956-assassinat-dahmed-redha-houhou/
Sources :
« Dictionnaire encyclopédique de l’Algérie », par Achour Cheurfi. Editions ANEP, 2007
« Ahmed Reda Houhou – Un grand écrivain algérien en langue arabe », par Ahmed Benzelikha,
Jean Déjeux : « La littérature algérienne contemporaine ». Presses universitaires de France, 1975
« Rédha Houhou, l’autre martyr du verbe », par Boudjadi Alloula, publié en mai 2010, in http://djoussouriat.unblog.fr/2010/05/01/redha-houhou-lautre-martyr-du-verbe/

jeudi 3 novembre 2016

Il est mort pour la France Mohamed Ben El Hadj Ben Abdelkacem


Qui l'aurait cru ! Hé bien pas moi. Mon père ne m'avait jamais parlé de cet homme, engagé "volontaire" pour aller combattre l'Allemagne lors de la première guerre mondiale et qui ne mourut pas au combat mais en déportation. J'ai découvert l'information par un pur hasard en me promenant dans les réseaux internet. Il y a obligatoirement des liens de parenté avec mes ancêtres que je vais m'empresser de trouver.

Né en 1871 à Biskra, Mohamed Ben El Hadj Ben Abdelkacem Houhou est mort en captivité en 1917 et s'était engagé volontaire en 1900
http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/complementter.php?id=2069488

 http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?idsource=40285

 http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultat_patronyme.php
Informatioins militaires et Résistance
Conflit : 1914-1918
Grade, unité : Tirailleur - 7e R.M.T. [Infanterie] - R.M.T. Régiment de Marche de Tirailleurs
Doit sa filiation au 1er et au 2e R.M.Z.T. - Devient 7e R.M.T. en décembre 1914
Complément : 10e Cie

Décès
Date : 19/04/1917
Pays : 9109 - Allemagne
Commune : Zehrendorf
Lieu, complément : Lazaret
Genre de mort : Mort en captivité
Mention Mort pour la France : Oui
avec le grade de caporal


Jugement
Transcription
Date : 20/12/1921
Pays : 9352 - Algérie
Commune : Biskra, Constantine
Inhumation
Département : 57 - Moselle
Commune : Sarrebourg
Lieu : Nécropole nationale des prisonniers de guerre français
Carré, rang, tombe : Tombe 9823
Autres informations
Engagé volontaire le 07/12/1900

Les Houhou de France

C'est en découvrant un livre paru , il y a peu  , le Sang des Sorcières de Carol Sandrel que je me suis rappelé qu'à une certaine époque, il était préférable de n'être pas une Femme en France, surtout si on occupait la fonction de sage Femme ou guérisseuse.
A en lire l'introduction du livre, on a l'impression que le diable ne pouvait trouver refuge que dans le corps de la femme.
Si j'ose  aborder cette info ici dans un blog dédié à la famille Houhou, c'est parce qu'il eut existé au XVI ième siècle une lignée de Houhou qui n'avait rien à voir avec la lignée maghrébine (descendance marocaine pour les uns, algérienne pour d'autres si ce n'est pas Libanaise ou Saoudienne) présente aux 4 coins du Monde et au XVIième le nom Houhou était donné justement aux sorcières comme le confirme le dictionnaire le Littre .


J'avais déjà entrepris des recherches et j'avais trouvé des Houhou nés en 1800 mais aussi avant comme le confirme ce lien ci




Intéressant ce lien où on découvre que les sorcières, on les appelait Houhou ou Haha

 http://ecrivaines17.canalblog.com/archives/2015/08/14/32486021.html



Grâce à un autre lien et toujours à la même époque, il y aurait eu des Houhou en Belgique au XVII ième siècle.
comme indiqué sur ce lien ci




 

lundi 24 octobre 2011